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Apprendre à accepter, c'est se libérer du poids des souffrances

Publié par Dr Catherine Solano le 21/09/2009 - 00h00
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Quand quelque chose en nous nous déplaît, nous avons naturellement tendance à lutter contre, qu'il s'agisse de pensées négatives ou de ressentis douloureux. Cette réaction de lutte est naturelle... Le problème, c'est que la plupart du temps, cette lutte n'est absolument pas efficace dans notre monde intérieur et qu'elle peut même être contre-productive et rendre plus présentes les choses mêmes que l'on cherche à éliminer. Chercher à éviter de penser à quelque chose, c'est déjà y penser!

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Qui a tendance à lutter contre ses pensées ou ses émotions?


Nous sommes tous concernés. Ceux qui souffrent de phobies: si j'ai peur de parler en public, j'y pense à l'avance, je me vois en train de bégayer ou de rougir, j'essaye de ne plus y penser, et ça ne fonctionne pas, j'ai encore plus peur. J'évite de me mettre en situation de parler en public et plus je l'évite, plus ma peur grandit.
Les personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs: j'essaye de ne pas penser à la contamination, à mon envie de me laver les mains, mais plus j'essaye de ne pas y penser, plus j'y pense.
Même les personnes atteintes de schizophrénie ont cette tendance à lutter: j'essaye de ne pas entendre des voix, mais plus je tente de les ignorer, plus elles sont fortes.
Les personnes souffrant de difficultés de régulation émotionnelle: j'essaye de ne pas m'énerver, et plus j'essaye, plus je m'énerve. Mais qui n'a pas un jour raté un coup au but, un entretien ou une recette parce qu'il était coincé à combattre ses pensées ou ses émotions? L'ACT (thérapie d'acceptation et d'engagement), qui lutte contre ces réflexes, est un modèle qui concerne tout le monde.

La lutte peut empêcher de vivre


Quand nous avons tendance à lutter contre nos propres pensées et nos ressentis, loin de les éliminer, cela ne fait qu'augmenter l'importance et la place qu'ils prennent dans notre vie. Ils deviennent obsédants, mobilisant la meilleure part de notre énergie, au détriment des actions qui nous font avancer vers ce qui est vraiment important. Dans le pire des cas, on peut se trouver totalement coincé, prisonnier d'une spirale intérieure infernale.

Publié par Dr Catherine Solano le 21/09/2009 - 00h00
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