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Après l'infarctus, mieux vaut gérer le stress

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 27/02/2012 - 18h25
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Le stress constitue un facteur de risque cardiovasculaire avéré. Une étude vient maintenant de prouver que l'apprentissage de la maîtrise du stress pouvait prévenir de façon efficace les complications à long terme des patients souffrant de maladies cardiovasculaires.

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Stress et santé du coeur

Le stress est souvent cité comme facteur de risque dans les pathologies d'origine vasculaire ou cardiaque. Il déclenche la sécrétion d'une hormone de stress par les glandes surrénales qui, parmi ses nombreux effets, augmente la pression artérielle. Cela favorise, chez les personnes à risque (personnes ayant des antécédents familiaux ou pathologiques ou des comportements à risque, alcool, tabac, manque d'exercice physique et mauvaise alimentation), la survenue d'accidents vasculaires ou cardiaques. A partir de ce constat, il devenait alors légitime de s'interroger sur les conditions de vie qui pourraient améliorer à long terme la santé des personnes ayant déjà subi un infarctus.

Deux méthodes ont été testées: la pratique d'exercices physiques réguliers et l'apprentissage de la gestion du stress.

Une étude sur le stress et le coeur

94 hommes ayant subi un infarctus du myocarde ont été répartis suivant trois groupes et suivis sur une période de cinq ans. Un groupe s'est vu prescrire des exercices d'aérobic trois fois par semaine pendant quatre mois. Un autre a dû suivre une heure et demie de cours par semaine sur la gestion du stress. Au cours de 16 séances, les patients apprenaient à contrôler leurs émotions négatives et à se relaxer. Le troisième groupe, composé de patients habitant trop loin de la ville pour participer à ces programmes n'a recu que le traitement médicamenteux habituel et a constitué le groupe contrôle.

Au cours de la première année de suivi, deux patients du groupe contrôle ont fait un nouvel infarctus, alors qu'aucun de ceux ayant appris à gérer le stress n'a eu de complications cardiovasculaires. Le suivi de ces patients à cinq ans, fait également ressortir que les hospitalisations dues à des complications vasculaires étaient bien moins fréquentes chez les patients ayant suivi un apprentissage de la gestion du stress, que chez les patients des deux autres groupes (exercices physiques et contrôle). De ce fait, les coûts médicaux étaient aussi moins importants dans ce groupe.

Initialement publié par Adaptation Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique le 23/02/2002 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 27/02/2012 - 18h25

Blumenthal J.A. et Coll, Am. J. Cardiol. 2002, Jan 15; 89(2): 164-168

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