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Belles images et super radiations !

Publié par Dr Philippe Presles, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 29/03/2005 - 00h00
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Les scanners nous offrent des images de plus en plus belles. Un tout nouveau scanner, encore expérimental, permet ainsi de visualiser directement le cŒur et ses artères. Reste que le prix à payer pour ces belles images se compte en cumul d'irradiations ! A terme, le risque de cancer augmente.

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Aujourd'hui, en cas de suspicion d'infarctus du myocarde, on pratique une coronarographie, c'est-à-dire une radiographie des artères coronaires après les avoir opacifiées grâce à l'injection d'un produit de contraste. Ce produit de contraste doit être amené directement au niveau des artères à visualiser, grâce à une sonde qui est introduite au niveau de l'artère fémorale pour être remontée jusqu'au cŒur. Bref, il s'agit d'un acte invasif lourd, qui doit se faire dans le cadre d'une hospitalisation.

Dans un avenir proche, on pourra pratiquer directement chez son radiologue un scanner du cŒur. Les premières images disponibles par ce scanner, encore expérimental, sont très impressionnantes. Il faut imaginer que pour pouvoir reconstruire une image du cŒur en trois dimensions, il faut réaliser de très nombreux clichés en très peu de temps, ce qui est rendu possible par une rotation du scanner autour du cŒur en simplement cinq secondes !

D'autres utilisations des scanners voient le jour, comme le dépistage des cancers du poumon chez les fumeurs ou anciens fumeurs à haut risque. Il a ainsi été montré qu'un scanner annuel permettait de sauver 75% des patients contre seulement 15% en cas de contrôle par une simple radiographie des poumons.

Malheureusement, il existe un revers à la médaille : les scanners modernes sont de plus en plus irradiants. Ceci est très préoccupant, car l'effet secondaire de ces irradiations est de provoquer… des cancers. C'est la raison pour laquelle les radiologues ont introduit un nouveau principe dénommé " Alara " pour As low as reasonably available (la dose la plus faible possible). Il s'agit de déterminer quelle est la dose la plus basse possible à utiliser pour obtenir des images d'une qualité suffisante pour le diagnostic recherché.

En pratique, il est utile de se souvenir de toutes les irradiations que l'on a subies de manière à sensibiliser les radiologues sur le choix de la méthode à utiliser ou sur le choix de la dose à délivrer.

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Publié par Dr Philippe Presles, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 29/03/2005 - 00h00 Le Figaro, jeudi 4 février 2005, page Sciences et Médecine.
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