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Cancer: l’entourage, tout autant dérouté que le malade lui-même…

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 27/01/2012 - 16h26
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Les proches représentent des piliers et des traits d’union entre le médecin et le malade, la vie à l’hôpital et la vie extérieure, les soins et les temps de repos, les activités familiales et professionnelles… Mais les proches aussi sont bouleversés par le cancer. Ils ne doivent pas avoir peur de leurs émotions, ni de leurs angoisses, et ne pas hésiter à demander de l’aide, ils en ont grandement besoin, eux aussi.

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Annonce d’un cancer, une sidération mutuelle pour le malade et les proches

Si à l’annonce d’un cancer, la sidération est mutuelle pour le malade et l’entourage, très rapidement, l’entourage devient un soutien, sur qui la personne malade va compter.

Après le choc de l’annonce d’un cancer, l’angoisse et le désarroi sont des émotions légitimes à la fois pour le malade et l’entourage. Pas question de nier la force de tels sentiments ni la perte de contrôle liée à la panique (le cancer est toujours lié à l’idée de mort). Un sondage (1) suggère que la situation est vécue de façon satisfaisante par 72% des patients contre seulement 38% des proches!

Une fois cette période de sidération passée, l’entourage, qu’il s’agisse du conjoint, d’un parent ou d’un ami, va devoir endosser un nouveau rôle et trouver sa place, tout en continuant à vivre sa propre vie. Les premiers temps sont essentiels, car eux aussi vont devoir "comprendre et s’approprier" cette maladie, affronter des informations difficiles, les partager avec le malade et essayer de comprendre les réactions et les ressentis de l’autre. 

Le proche devra reprendre l’organisation de la vie quotidienne et la réorganiser, mais aussi communiquer, repérer les problèmes, apporter son soutien psychologique, logistique et administratif. Il jouera également un rôle de relais de l’information entre le patient et l’hôpital.

Il est légitime de se sentir dépassé!

Il est légitime de se sentir dépassé! Et d’autant plus si dans le couple, le malade était habituellement le pilier. Dans le cas inverse, le malade va se reposer encore davantage sur son conjoint. Enfin, la maladie peut entraîner des malentendus, des incompréhensions ou réactiver des envies refoulées, qu’il faudra, là encore, apprendre à gérer.

Qu'en est-il pour les jeunes enfants? Il est préférable de les confronter à la réalité et de les épauler, plutôt que de les laisser s’angoisser, se culpabiliser et imaginer le pire, tout en pensant les protéger. Il est important d’établir un climat de confiance dans lequel les enfants pourront poser leurs questions. C’est la seule façon de les rassurer et de leur donner la possibilité d’exprimer leurs craintes et de légitimer leurs émotions.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 27/01/2012 - 16h26

Ligue nationale contre le cancer, Vivre, septembre 2011.
(1) (www.astrazeneca.fr)

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