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Cancer de la vessie

Publié par Fondation ARC pour la recherche sur le Cancer le 23/02/2010 - 01h00
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Les cancers de la vessie touchent majoritairement les hommes de plus de 50 ans. Lorsqu’ils sont diagnostiqués suffisamment tôt, ils sont faciles à traiter. Cependant, ils récidivent fréquemment dans les années suivant leur traitement.

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Le cancer de la vessie

Avec près de 10 000 nouveaux cas annuels, dont 8 000 chez l’homme, les cancers de la vessie se placent au 5ème rang des cancers les plus fréquents. Généralement diagnostiqués après 50 ans, ils sont responsables de plus de 4 000 décès annuels.

L’incidence de ces cancers augmente régulièrement. Cette augmentation s’explique notamment par l’amélioration du diagnostic, qui permet de détecter davantage de tumeurs.

Les différents cancers de la vessie

Les cancers de la vessie peuvent se développer à partir de différentes couches de la paroi vésicale : dans la majorité des cas, ils prennent naissance au niveau de l’urothélium. On parle alors de tumeurs « urothéliales ». Mais dans 10 % des cas, les tumeurs naissent dans d’autres couches de la paroi. Elles sont alors dites « non urothéliales ».

Les tumeurs urothéliales sont classées selon leur degré de progression :

  • les tumeurs n’envahissant pas le muscle (dites superficielles) restent cantonnées à l’urothélium ou peuvent avoir progressé jusqu’au chorion. Elles représentent environ 70 % des cancers de la vessie. Lorsqu’elles ont un aspect charnu, on parle de tumeurs papillaires ou de polypes. Si elles sont parfaitement planes (ce qui est plus rare), il s’agit alors de carcinomes in situ. Les deux types de lésions peuvent coexister chez un même patient.
  • Les tumeurs envahissant le muscle (dites infiltrantes), moins fréquentes, se développent à partir de l’urothélium et grossissent dans l’épaisseur de la paroi pour atteindre le tissu musculaire, voire la séreuse.

Les tumeurs superficielles sont généralement plus faciles à traiter que les tumeurs infiltrantes. Néanmoins, elles récidivent après traitement dans 60 à 70 % des cas. Et si certaines conservent leur caractère superficiel, d’autres évoluent vers une forme infiltrante et envahissent le muscle. C’est notamment le cas des carcinomes in situ.

Les tumeurs infiltrantes sont plus délicates à prendre en charge. Sans traitement, elles évoluent pour atteindre les ganglions voisins, puis pour former des métastases. Les cancers de la vessie métastatiques ont un pronostic réservé.

Pour un même type de tumeur, les cellules cancéreuses peuvent être plus ou moins « anormales » : ce degré d’ano­malie détermine le « grade » de la tumeur. Plus le cancer est de haut grade, c’est-à-dire plus ses cellules sont anormales, et plus il est agressif.

Publié par Fondation ARC pour la recherche sur le Cancer le 23/02/2010 - 01h00
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