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Champion sportif et végétarien, c’est possible !

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 01/08/2014 - 11h24
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Les végétariens, pâlots et faiblards ? C'est un cliché qui n'a aucune valeur.

Pour preuve, de nombreux sportifs de haut niveau sont végétariens, parfois depuis des années.

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La viande, symbole de force

Tout au long de l'Histoire, la viande a exercé un fort attrait symbolique. Elle représentait la richesse, la force, la fête. Autrefois, les athlètes en faisaient une grande consommation. En Grèce Antique, ils consommaient préférentiellement des animaux qui présentaient des qualités dont ils désiraient s'inspirer : les sauteurs choisissaient la viande de chèvre, les lutteurs, le taureau, les coureurs, du lièvre, etc. L'Histoire a retenu le nom de carnassiers célèbres comme le boxeur Milon de Crotone, capable disait-on, d'assommer une vache d'un coup de poing et la dévorer ensuite, au rythme d'un animal par jour !

L'habitude a perduré : à l'époque d'Eddy Merckx, on servait encore de gros steaks aux coureurs, au matin des étapes, pour les aider à surmonter les difficultés de la journée.

Viande et sport ne sont plus liés

Aujourd'hui la viande a changé de statut. Poulets à la dioxine et vaches folles obligent, elle illustre aussi "la malbouffe" et les apports déséquilibrés en graisses animales pour leur incidence sur les maladies cardio vasculaires, les cancers et l'obésité. Les consommateurs changent progressivement d'habitudes. 

Du côté des sportifs, la même tendance est à l'oeuvre.
Des sportifs très célèbres, comme Carl Lewis ou Martina Navratilova, ainsi que le skieur Bode Miller, ont parlé de leur végétarisme et témoigné de la possibilité de le combiner avec une carrière d'athlète. Dernièrement, la cycliste britannique Lizzie Armitstead, végétarienne depuis l'enfance, a gagné une médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Londres.

Parmi les motivations de ces sportifs, on retrouve celles des autres végétariens :

  • défense de la cause animale,
  • volonté de protéger la planète des dégâts effectués par l'élevage intensif...

Le fait de ne pas manger de viande est donc compatible avec la pratique d'un sport, même de très haut niveau. A condition toutefois de faire très attention à son équilibre alimentaire, et particulièrement à ses apports en protéines et en vitamine B12.

 

 

Initialement publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 02/09/2003 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 01/08/2014 - 11h24
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