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Comment réduire les récidives d'attaques cérébrales ?

Publié par Dr Philippe Presles : Adaptation : Dr Philippe Burton le 17/11/2001 - 00h00
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Le risque de récidives d'une attaque cérébrale est important : près d'une personne sur six est victime d'une seconde attaque dans les cinq ans suivant la première. Selon une nouvelle étude, il serait possible de diminuer fortement le risque d'infarctus ou d'hémorragie cérébrale en faisant baisser la pression artérielle.

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Repérer les facteurs de risque

Chaque année, 5 millions de personnes décèdent des suites d'attaques cérébrales tandis que quinze autres millions sont touchés, dont un tiers reste handicapé. De plus, le risque de récidives est élevé et concerne jusqu'à un patient sur six. (voir tableau 1)L'hypertension artérielle étant un facteur de risque d'attaques vasculaires cérébrales connu, ne pourrait-on pas proposer aux patients ayant déjà souffert d'un premier accident de les traiter préventivement ? Tableau 1: Facteurs personnels de risque chez les patients atteints d'un AIT et chez ceux atteints d'un AVC

AIT

Accident ischémique transitoire

AVC

Accident vasculaire cérébral

Facteurs de risque

N=118*

%

N=269*

%

Hypertension

60

50,8

150

55,8

Hyperlipidémie

30

25,4

73

27,1

Antécédents d'AVC

42

35,6

84

31,2

Antécédents vasculaires

51

43,2

80

29,7

Diabète

14

11,9

33

12,3

Fumeur

21

17,8

43

16,0

Ex-fumeur

19

16,1

67

24,9

Autre risque**

15

12,7

34

12,6

Aucun risque

10

8,5

36

13,4

* patients pour lesquels cette information est disponible** p. ex. obésité, insuffisance rénaleCertes il existe actuellement des traitements, comme l'emploi d'antiagrégants plaquettaires pour réduire la formation du caillot sanguin, d'anticoagulants ou encore la chirurgie afin de déboucher une artère carotide resserrée par un athérome, mais ils ne conviennent qu'à une faible proportion de patients. Aucun n'a fait la preuve qu'il pouvait réduire le risque des récidives chez les malades ayant eu une hémorragie cérébrale.

La recherche du traitement idéal

Pour répondre à cette question, plus de 7.000 patients victimes dans les cinq années précédentes d'une attaque cérébrale ont été recrutés dans 172 hôpitaux de Chine, du Japon, de Nouvelle-Zélande et d'Europe. Ce groupe de sujets comprenait des personnes hypertendues mais également des malades à pression artérielle normale. Les résultats montrent que chez les patients, hypertendus ou non au départ, ayant pris un antihypertenseur plus un diurétique, la pression artérielle a baissé nettement avec une diminution concomitante du risque de récidive d'attaque cérébrale de 28%. En revanche, les personnes n'ayant recu qu'un seul antihypertenseur n'ont vu qu'une faible baisse de leur chiffres tensionnels, laquelle n'a pas été suffisante pour faire chuter le risque de récidive. Ainsi, même sans être hypertendus, la réduction de la pression artérielle est favorable à la baisse du risque de récidive.

Ces résultats remettent en cause le concept de l'hypertension artérielle : peut-on proposer un traitement antihypertenseur préventif à la majorité des patients ?
Le tableau 2 montre l'incidence globale des AVC et l'incidence spécifique chez les hommes et les femmes, durant l'année 1984 et la période 1988-1989. Il n'y avait pas de différence significative entre les deux périodes de l'investigation concernant l'incidence globale (P sup. à 0,05). Concernant l'incidence spécifique, la même conclusion fut valable pour les deux périodes (P sup. à 0,05) (1).Tableau 2: Incidence des AVC en Belgique, selon l'enregistrement des médecins vigies en 1984 et en 1988-1989 (1).
  1984 1988-1989
Incidence /10.000 habitants 26,2 +/- 2,6 23,0 +/- 2,7
Nombre attendu de cas par an   22.371
Incidence pour 10.000 hommes 25,7 +/- 4,3 20,8 +/- 3,6
Incidence pour 10.000 femmes 26,4 +/- 4,2 24,9 +/- 3,9

Publié par Dr Philippe Burton le 17/11/2001 - 00h00 The Lancet, 29 septembre 2001
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