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Diabète : ne pas noyer le poisson !

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 15/04/2003 - 00h00
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Près de 3 % des Belges souffriraient de diabète (1). Une condition qui augmenterait fortement le risque de maladies cardiovasculaires, à moins… de consommer régulièrement du poisson.

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La santé du cŒur et des artères ne tient souvent qu'à un fil chez un diabétique, en particulier chez un diabétique de type 2. Cette forme de diabète (la plus courante) se déclare essentiellement en présence d'un excès de poids.

Le poisson gras, une pêche miraculeuse

Quelques coups de fourchettes bien réfléchis permettent aussi d'empêcher la survenue de complications. En effet, plus que la maladie elle-même, elles constituent la principale menace pour la santé du diabétique. Ainsi, le risque " cardiaque " est généralement multiplié par 3 par rapport à une personne en bonne santé.Une nouvelle étude (2), montre que la consommation régulière de poisson, surtout gras, est associée à une baisse significative du développement de la maladie chez le diabétique.

L'oméga 3, arme fatale

Les auteurs de la recherche se sont penchés sur les habitudes de consommation de 5103 femmes diabétiques de type 2 suivies, Outre-Atlantique, pendant 16 ans, entre 1980 et 1996. Par rapport aux femmes consommant des produits de la mer moins d'une fois par mois, celles mangeant du poisson au moins une à trois fois par mois avaient 30 % de risque en moins de développer une maladie cardiaque. Si le poisson était au menu 2 à 4 fois par semaine, la réduction du risque culminait à 36%. Chez les femmes " piscivores " (au moins 5 fois par semaine !), la protection dépassait les 60 % et avait également une influence sur la mortalité totale, beaucoup plus faible (- 52 %). Les poissons gras (thon, maquereau, hareng, saumon, sardine) sont riches en oméga-3. Ces acides gras sont actuellement très étudiés en raison de leurs effets cardioprotecteurs : prévention de l'arythmie cardiaque, des troubles de la coagulation, diminution de la teneur en triglycérides (graisses du sang) et de la tension artérielle. Dans cette recherche, ils seraient même associés à une diminution du risque cardiovasculaire de 31 % et de la mortalité totale de 37 %…La bonne réputation du poisson semble donc tout aussi fondée chez les femmes diabétiques (on suspecte le même effet chez les hommes).

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 15/04/2003 - 00h00 (1) Rapport de Santé 2001. Institut de la Santé Publique. Enquête par interview téléphonique auprès de 12000 Belges. (2) Hu FB et al. Circulation 2003 ; 107 (3) Hendrickx HK, Congrès de Nutrition et Santé, novembre 2002.
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