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Dormir, ni trop, ni trop peu, pour vivre plus longtemps

Publié par Dr Agnès Lara Adaptation Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique le 02/03/2002 - 00h00
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La bonne nuit de huit heures de sommeil, recommandée par nos grands-mères n'est peut-être pas celle qui aide à vivre le plus longtemps. Selon une étude américaine, les personnes qui dorment beaucoup (8 heures ou plus) ou trop peu (moins de 4 heures et demi) ont un taux de mortalité plus élevé de 12 à 15 %.

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Le sommeil est une période durant laquelle l'organisme diminue ses dépenses énergétiques de facon à compenser la dépense effectuée durant l'état de veille. Chacun d'entre nous, à un moment ou à un autre, a pu mesurer l'effet de la durée du sommeil sur sa vitalité. Plusieurs études ont d'ailleurs démontré qu'elle avait bien une influence sur notre santé. Peut-elle alors agir sur notre longévité ? C'est ce que laisse supposer une étude américaine parue dans Archives of General Psychiatry.

Pour quelques minutes de plus...

Des chercheurs californiens ont mené une étude sur plus d'un million de personnes âgées de 30 à 102 ans. Cette étude a pris en compte plusieurs paramètres tels que l'âge, le régime alimentaire, l'exercice physique, des antécédents médicaux ou encore le fait que les personnes fument ou non, en plus de la durée moyenne de leurs nuits de sommeil.Il s'avère que les personnes qui dorment 6 à 7 heures par nuit sont celles qui ont le taux de survie le plus élevé, avec un maximum pour des nuits de 7 heures. En revanche, celles qui dorment 8 heures ont un taux de survie plus faible de 12 % et celles qui dorment moins de 4,5 heures ou plus de 8 heures ont, elles, un taux de survie plus faible de 15 %. Les chercheurs ont en effet pu observer que des nuits de plus de 8 heures étaient associées à des risques accrus de cancers, de maladies cardio-vasculaires ou d'accidents vasculaires cérébraux. Toutefois, le lien de cause à effet reste inconnu à ce jour.

Par ailleurs, les insomniaques peuvent dormir sur leurs deux oreilles car l'étude montre que des épisodes d'insomnie n'affectent en rien la longévité. Au contraire, ceux qui ont recours à des somnifères ont un risque plus élevé de mourir plus tôt. A choisir, mieux vaut donc prendre un bon livre et s'armer de patience plutôt que d'avaler une pilule du sommeil !

Publié par Dr Agnès Lara Adaptation Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique le 02/03/2002 - 00h00 Kriple D.F. et Coll. Arch. Gen. Psychiatry. 2002; 59: 131-136.
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