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Double transplantation de la main réussie

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 19/08/2003 - 00h00
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Succès d'une double transplantation de la main pour une équipe de chirurgiens franco-italienne qui a misé sur la préparation psychologique du patient.

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Echaudée par l'échec de la transplantation d'un membre 23 mois après l'opération parce que le patient refusait de suivre correctement son traitement immunodépresseur, l'équipe de chirurgiens avait insisté pour cette première mondiale sur la préparation psychologique et psychiatrique du candidat à la double transplantation. Dans cette optique, un collège de psychiatres avait été chargé de déterminer la capacité de cet homme de 33 ans, amputé des deux mains à la suite d'une explosion sur son lieu de travail, à évaluer les risques liés à l'intervention, à comprendre la nécessité absolue du traitement immunodépresseur (destiné à éviter le phénomène du rejet) et à s'y soumettre et à accepter une rééducation intensive. Dans le cas de cette première double transplantation, le suivi psychologique continu postopératoire a révélé qu'au cours des trois premiers mois, le patient était stressé par le risque de rejet et troublé de voir des mains " étrangères " au bout de ses bras. Cependant, après trois mois, il se les était " appropriées " et les considérait comme " siennes ". Il a continué à accepter le traitement immunodépresseur et le programme de rééducation. Aujourd'hui, près de deux ans et demi après la double transplantation, le patient mène une vie normale et a même pu reprendre sa place à l'usine, un poste où il doit faire usage de ses mains, puisqu'elles ont récupéré 65% de leurs fonctions.Du point de vue purement médical, les médecins ont observé que plus l'amputation était distale, c-à-d éloignée du corps, plus l'opération avait des chances de réussir. L'amputation d'une main a dès lors un meilleur pronostic que celle d'un avant-bras. Un gros problème subsiste néanmoins au niveau du don de membres. En effet, les familles hésitent souvent à accepter le prélèvement d'un membre car c'est une partie visible du corps du défunt.

Publié par C. De Kock, journaliste santé le 19/08/2003 - 00h00 Ann. Surg. 2003 ; 238 :128-136.
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