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INTERVIEW : Pourquoi notre moral suit les saisons ?

Publié par Psychonet Production le 17/12/2002 - 00h00
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Fatigue, petite déprime, apathie : des symptômes qui apparaissent régulièrement en plein cŒur de l'hiver. Mais pourquoi nous sentons-nous dépourvus d'énergie à certains moments de l'année ?

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Gérard Pons, Président de l'Association francaise de luminothérapie, fait la lumière sur ces dépressions saisonnières.

e-sante : En hiver, on ressent souvent une fatigue ou une certaine lassitude. Pourquoi ?Gérard Pons : Le déficit de soleil entraîne une certaine apathie. Cela provient d'un mécanisme scientifique assez simple. La lumière du soleil passe dans l'œil, puis dans le cerveau, où se trouve l'hypothalamus. Cette glande assure la thermorégulation du corps et commande notre horloge biologique. Quand la lumière naturelle est importante, l'hypothalamus sécrète une hormone qui a pour but de tenir en éveil. Au contraire, quand la lumière décroît, il produit de la mélatonine, une substance somnifère. En hiver, quand le jour dure moins longtemps, le cerveau va donc produire davantage de mélatonine, nous placant dans un état de somnolence et de fatigue, la fameuse " dépression saisonnière ".

e-sante : Combien de temps dure cette " saison " ?Gérard Pons : En Belgique, cette " saison " dure de novembre à avril : les jours sont plus courts et il fait souvent sombre du fait du mauvais temps. Cela étant, les personnes les plus sensibles à ces déprimes saisonnières, c'est-à-dire, en termes plus scientifiques, dont l'organisme sécrète le plus de mélatonine, peuvent y être sujettes à d'autres moments de l'année. Nous avons ainsi pu constater ce phénomène en Floride, en plein été, tout simplement parce qu'il y avait eu de gros orages pendant plusieurs jours !

e-sante : Comment prévenir cette déprime passagère ?Gérard Pons : Le plus important est de bien s'éclairer, ce qui n'est pas toujours simple quand on travaille huit heures par jour dans un bureau éclairé à la lumière artificielle. Pour cela, on peut aller chez le médecin qui possède des lampes spécifiques, et faire des séances d'exposition.

A la différence des UV, la lumière diffusée dans les cabinets médicaux n'est pas nocive pour la peau. On peut aussi installer des ampoules de luminothérapie chez soi. L'essentiel est de bien s'éclairer, naturellement ou avec des subterfuges quand ce n'est pas possible autrement.
Publié par Psychonet Production le 17/12/2002 - 00h00
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