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Procrastination : la maladie du lendemain

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 02/02/2016 - 15h34
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La procrastination, c'est la maladie du lendemain : toujours tout remettre à plus tard - demain, la semaine prochaine, le mois prochain, ou pire encore "quand je serai motivé(e)" ! Ce n'est pas rare, mais pour certaines personnes cela peut représenter un véritable handicap.

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Procrastiner, c'est quoi ?

La tendance à remettre au lendemain les tâches difficiles ou désagréables a pour nom procrastination. Procrastiner, ce n'est pas de la paresse même si ca peut y ressembler. Les gens qui procrastinent ne refusent pas le travail, mais ils ont de la difficulté à s'y mettre. Si la tentation de tout remettre au lendemain est très fréquente, il faut savoir qu'elle se transforme pour certaines personnes en une vraie gêne dans la vie quotidienne ou professionnelle. Vous avez l'impression de faire partie de ceux pour qui la procrastination est une ennemie redoutable ? Il y a quelques causes potentielles à explorer : 

  • Le stress : vous avez trop à faire, vous ne savez pas par quoi commencer, vous êtes stressé(e). Reporter à plus tard vous soulage temporairement, mais c'est en réalité mettre en place un cercle vicieux. Dans ce cas, il faut bien sûr diminuer le stress : faites de l'exercice physique, buvea moins de caféine, et pensez à tenter de diminuer votre charge de travail.
  • La fatigue : un peu comme le stress, elle peut entraîner une difficulté à vous mettre à la tâche. Soignez votre sommeil, et ménagez-vous des moments de pause dans la journée.
  • L'anxiété : si vous avez peur de ne pas être à la hauteur, il est naturel de ne pas vouloir commencer une tâche. Et même si elle ne concerne pas votre travail, l'angoisse occupe les pensées et déconcentre, ce qui encourage la procrastination. Méditation ou relaxation peuvent aider, mais si votre angoisse est vraiment envahissante, pensez à consulter...
  • La dépression : cette redoutable maladie prive les personnes qu'elle touche de toutes leurs envies, et de toute leur énergie. Commencer un travail n'est donc pas évident. Si vous présentez des symptômes de dépression, allez voir un médecin. 

Mais en dehors de ces causes fréquentes, la procrastination est souvent un simple comportement, dont il est difficile, mais pas impossible, de se débarrasser. 

Pensées qui encouragent la procrastination

Tout remettre à plus tard, c'est souvent se décourager d'avance. La procrastination est souvent liée à l'estime de soi, et toutes les pensées négatives de type "je suis nul(le)", "je n'y arriverai jamais" sont de véritables boosters de procrastination. Le perfectionnisme empêche aussi souvent de se lancer dans une tâche que nous estimons difficile: si nous ne pouvons pas envisager, par exemple, de faire un gâteau qui ne serait pas tout à fait parfait, il est difficile de se lancer dans la cuisine avec un état d'esprit positif. L'angoisse risque d'être plus forte que la volonté de s'y mettre... Enfin, la procrastination est aussi liée à l'évitement. Lorsque nous avons peur d'une tâche ou l'autre, penser ou faire autre chose nous permet de nous détendre et d'échapper à l'angoisse. D'où l'utilisation pour procrastiner de beaucoup d'autres activités : "Il y a trop de désordre ici pour que je travaille, je vais ranger mon bureau avant de me mettre au rapport que je dois rendre demain matin"...

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 05/02/2008 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 02/02/2016 - 15h34

Dr Bruno Koeltz, " Comment ne pas tout remettre au lendemain ", éditions Odile Jacob

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mclaire55

Bonsoir à tous ! Hélas je suis une "procrastineuse, ou une procrastinatrice ?!) chronique ... Après une enfance très traumatique (violences diverses, j'en passe et des meilleures ...). Bref (comme dirait Pépi, lol !) je procrastine, voire je suis sujette au syndrome de Diogène (qui se classe dans les TOC), puisqu'il s'agit d'un "baisser les bras", d'un amassement (peur de manquer ?!). Par contre, à bientôt 59 ans (le 16 Mars prochain, déjà !), je souffre de graves problèmes de santé liés à cette enfance traumatique et ... à une lourde hérédité ... ! En plus, je suis plutôt "résiliente", encore un terme "psy", pour dire que, malgré une enfance terrible, je m'en sors encore et toujours avec un sourire et le rire (que je n'ai jamais eu dans mon enfance) en quelque sorte, je me rattrape, mais mon age me rattrape aussi et ... je ne cours pas assez vite !

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