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Quand la douleur devient une maladie en soi...

Mise à jour par Stéphanie Koplowicz, Journaliste Santé le 16/11/2012 - 12h55
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La douleur est un phénomène que nous connaissons tous.

En effet, qu'il s'agisse d'un coup de marteau sur le doigt, d'un mal de dents, d'une lombalgie ou d'une opération chirurgicale, tout le monde est concerné un jour ou l'autre.

Toutefois, la difficulté à traiter la douleur vient du fait qu'elle est extrêmement subjective. Sa perception est influencée par notre culture, notre éducation et la façon dont on la subit, comme par exemple lorsqu'elle est associée à une maladie grave.

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On distingue deux grands types de douleurs : la douleur aiguë et la douleur chronique

La douleur aigüe est consécutive à une stimulation, comme un coup de marteau ou une douleur dentaire.  Cette douleur, en réponse à une agression, est un signal d'alarme signifiant qu'on se trouve en danger, ce qui va induire un comportement visant à se soustraire du danger.

De la même façon, une douleur qui suit une intervention chirurgicale est une douleur physiologique que l'on s'efforce de contrôler afin de la réduire en intensité et en temps.

Inversement, les douleurs chroniques s'installent, durent longtemps et envahissent complètement la vie quotidienne de celui qui souffre et de son entourage.  Ce type de douleur, inutile et considéré comme une " maladie en soi ", est pris en charge par les centres de consultation de la douleur. Il est très difficile d'en faire une estimation précise, parce que ces douleurs sont toutes différentes, excepté dans certains domaines malheureusement très courants, comme les douleurs rhumatismales que subissent les personnes âgées, la lombalgie qui touche 50 à 60% de la population, la migraine (15%), les douleurs dentaires, etc.

Douleur: quelle prise en charge?

Il existe nombre de substances pharmacologiques permettant de prendre en charge la douleur, mais toutes les douleurs ne se traitent pas uniquement avec des médicaments.

 

Les molécules dont on dispose aujourd'hui sont :

  • la morphine,
  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS),
  • l'aspirine,
  • le paracétamol.

La plupart sont des substances très anciennes, mais gardent une place prépondérante dans la médecine moderne : le paracétamol a été mis au point en 1893 et l'aspirine en 1897.

Soulignons en passant que le paracétamol est l'antalgique le plus utilisé dans le monde et le plus prescrit. Loin d'avoir le niveau d'efficacité de la morphine, il présente le meilleur ratio bénéfice/risque, c'est le mieux toléré.

Malgré tout, de nombreux progrès pharmacologiques ont été réalisés. Ces médicaments peuvent être pris oralement, injectés ou administrés de façon auto-contrôlée par le patient lui-même. Il existe aujourd'hui des formes à diffusion lente ou rapide, à libération différée ou prolongée dans le temps. On peut désormais appliquer un antalgique en patch sur la peau.

L'autre grande avancée dans le domaine de la douleur est la prise de conscience collective de la nécessité de mieux la prendre en charge. Des protocoles et des recommandations ont ainsi été formulés afin d'optimiser les traitements en fonction des patients.

Initialement publié par Isabelle Eustache, adapté par C. De Kock, journaliste santé le 19/10/2004 - 00h00 et mis à jour par Stéphanie Koplowicz, Journaliste Santé le 16/11/2012 - 12h55

Fondation pour la recherche médicale, " Combattre la douleur sur tous les fronts ".

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