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Soja : la science lui fait pousser des ailes !

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 31/10/2006 - 00h00
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Consommés depuis des siècles dans de nombreux pays asiatiques, les produits à base de soja attirent depuis plusieurs années l'attention de la communauté scientifique internationale, au point de faire aujourd'hui de l'ombre à des produits nobles comme le lait ou la viande. Mais que nous vaut cet intérêt soudain pour une graine séculaire, traduit par les 9000 études qui ont été publiées au cours de ces dernières années dans la littérature scientifique ?

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Un grain d'équilibre

Rappelons d'abord que la fève de soja est l'un des rares végétaux à comporter
des protéines de qualité pratiquement comparable aux protéines animales. A l'exception
d'un acide aminé essentiel, la méthionine, tous sont présents en proportions adéquates,
ce qui est remarquables. La fraction lipidique du soja mérite aussi le détour :
pauvre en acides gras saturés (logique, il s'agit d'une plante), elle est surtout une
exception naturelle, puisqu'elle est particulièrement riche en précieux acides gras
oméga-3. Ajoutez à cela de puissants antioxydants, les isoflavones, une bonne dose de
fibres, une large variété de vitamines et de minéraux et vous comprenez assez aisément
l'attrait nutritionnel indéniable de ce féculent.

La science s'infuse

Par ailleurs, les données scientifiques convergent désormais vers la démonstration que
certains composés de la fève de soja - et notamment les isoflavones de
soja - ont un rôle direct dans la réduction du risque de certaines maladies
chroniques, comme se plaît à commenter le professeur Mark Messina (Loma Linda
University - USA), l'un des meilleurs experts mondiaux en la matière. Ainsi, l'effet
hypocholestérolémiant de la protéine de soja est désormais bien établi depuis
plus de 40 ans. S'il est toutefois plus modeste qu'on le croyait précédemment, les
dernières données indiquent une diminution du mauvais cholestérol de 3 à 5%. Ce
niveau de réduction est significatif en matière de santé publique: en effet, on estime
qu'une réduction du cholestérol LDL de 1% peut diminuer le risque de maladies
coronariennes de 2 à 4%. Bien qu'il soit difficile aujourd'hui de conclure, la
consommation de produits à base de soja a toute sa place dans l'alimentation
de la femme ménopausée, peut-être pour soulager les bouffées de chaleur et prévenir
l'ostéoporose. Mais des recherches complémentaires sont encore nécessaires, y
compris dans le domaine prometteur de la prévention du cancer.

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le 31/10/2006 - 00h00 4ème édition internationale de Soy & Health 2006, 12-13 octobre, Düsseldorf, Allemagne.
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