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La viande pour les sportifs, amie ou ennemie ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 22/08/2014 - 11h47
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Dans les années 90, la viande a fait peur : empoisonnée, contaminée, elle était dangereuse. Aujourd'hui, ce sont les OGM et les antibiotiques qui nous inquiètent, en plus de la simple provenance de notre viande, puisque l'on sait depuis cette année que ce qui est vendu comme du boeuf pourrait très bien être du cheval...

Mais d'un autre côté, les protéines sont de plus en plus reconnues comme élément santé de l'alimentation.

Entre ces deux sons de cloche, que doivent faire les sportifs concernant la viande ?

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Controverse sur la viande

Deux camps s'affrontent, chacun étant évidemment persuadé d'avoir raison. D'un côté, ceux qui ne mangent pas de viande par crainte des toxines qu'elle contient, de l'autre, ceux qui pensent au contraire qu'elle est indispensable au renforcement musculaire.

Ces derniers argumentent avec un syllogisme apparemment inattaquable :

  • Le sportif a besoin de plus de protéines.
     
  • La viande contient des protéines.
     
  • Donc le sportif a besoin de plus de viande.

Mais ce raisonnement se trouve démenti dans les faits par le nombre particulièrement élevé d'athlètes végétariens. On peut très bien vivre sans viande et trouver toutes les protéines nécessaires à son équilibre dans les autres sources alimentaires.

La viande est-elle mauvaise pour les sportifs ?

Et à l'inverse ? Est-il exact que les chairs animales contiennent des toxines susceptibles d'encrasser l'organisme ?

Pour répondre à cette question, il faut s'entendre sur le mot "toxine". La viande est contrôlée et ne contient pas de substances toxiques. Quant à celles qui seraient créées à l'occasion de la digestion de la viande, elles son éliminées aussitôt et ne devraient pas nous inquiéter.

Pour le cholestérol, c'est un peu plus compliqué. Il est clair que la viande en contient, et elle est donc déconseillée en grande quantité aux personnes qui ont trop de cholestérol. Mais les apports alimentaires sont rarement déterminants par rapport à la production de notre corps.

On manque donc d'argument parfaitement rationnel qui plaide soit en faveur des viandes, soit en leur défaveur. Le reste relève de choix personnels avec des implications d'ordre religieux, philosophique, gastronomique ou culturel. Mais non scientifique.

 

Initialement publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le 08/04/2008 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 22/08/2014 - 11h47

(1) REMER T, MANZ F (1995): J.A.M.A, 96: 791-7.

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