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Workaholiques, dépendants au travail, quelles solutions?

Publié par Aurélie Bastin, Journaliste santé le 10/08/2009 - 00h00
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Alors que le monde entier profite de ses vacances, ils sont dépendants au travail. Dopés au succès, accros au boulot, les workaholiques travaillent jusqu'à 16 heures par jour et limitent au minimum les activités de loisirs. Comment sauver ces addicts des temps modernes?

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Est-il possible d'être dépendant au travail?


Le temps passé au travail est souvent le premier critère pour distinguer le travailleur acharné de l'accro du boulot. Mais les workaholiques ne se contentent pas de zapper la pause-déjeuner et de partir les derniers, ils rompent aussi l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle. "La dépendance au travail agit comme toutes les autres formes de dépendance: bien que leur vie de famille, leur couple ou leur santé soit en danger, les workaholiques ne peuvent pas s'arrêter de travailler", précise Catherine Hellemans, professeur en psychologie du travail à l'ULB.

Le travail: une échappatoire


Pour nombre de workaholiques, se jeter à corps perdu dans le travail est une façon d'éviter de se retrouver en tête à tête avec soi-même. Les tâches et missions à accomplir occupent leurs pensées, étouffant leurs angoisses et comblant le vide de leur vie affective. La dépendance au travail peut également être liée aux expériences vécues dans l'enfance. Certaines personnes sont sans cesse en quête de reconnaissance et de succès, ce qui les amène à surinvestir la sphère du travail. La dépendance au travail peut aussi faire figure d'autothérapie pour ceux et celles qui ont manqué d'amour dans leur enfance. Enviée, valorisée, la réussite professionnelle restaure la confiance en soi et provoque un état d'euphorie dont ces personnes blessées ne peuvent petit à petit plus se passer.

Publié par Aurélie Bastin, Journaliste santé le 10/08/2009 - 00h00 Psychotherapy and psychomatics, 71, 2002.; Catherine Hellemans, professeur en psychologie du travail à l'ULB
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